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The War On Drugs – Red Eyes (2014)
Label : Secretly Canadian
Pourquoi ? La voix flottante d’Adam Granduciel, la reverb sur les guitares, une rythmique qui pulse comme le cœur d’une voiture à 130 km/h... “Red Eyes” réinvente la tradition du road trip à l’americana, mais en la plongeant dans un bain de lumière bleutée. Le morceau a ce pouvoir rare : au lieu de t’endormir, il te donne l’impression de planer au-dessus du bitume. Ce n’est pas pour rien que l’album “Lost in the Dream” a figuré sur plus de 50 listes de “meilleur album de l’année” en 2014 (source : Metacritic).
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LCD Soundsystem – All My Friends (2007)
Label : DFA/Capitol
Pourquoi ? Sept minutes de montée en tension parfaite, une rythmique kaléidoscopique, et cet étrange sentiment d’urgence qui donne aux paysages qui défilent une résonance universelle. Plusieurs critiques l’ont placée dans le top 10 des “meilleurs morceaux des années 2000” (source : Pitchfork, Rolling Stone). On ne traverse pas la nuit de la même façon après ça.
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Fleet Foxes – Mykonos (2008)
Label : Sub Pop
Pourquoi ? Parce qu’il n’y a pas que les highways américaines : parfois l’aventure, c’est dans les virages de montagne ou les routes côtières. Harmonie vocale façon légendes nordiques, folk chatoyant, et fin crescendo qui fait rugir les moteurs intérieurs. Pitchfork l’a classé dans les morceaux-clés de la folk moderne.
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Bonobo – Cirrus (2013)
Label : Ninja Tune
Pourquoi ? Le rythme syncopé et la production soyeuse (de Simon Green) offrent un tapis volant auditif pour survoler les lignes blanches. La track a été utilisée pour illustrer des pubs Jaguar et plusieurs news BBC, preuve de son effet “cinéma sur le macadam”. (source : Dazed Digital)
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Khruangbin – Maria También (2018)
Label : Dead Oceans/Night Time Stories
Pourquoi ? Instrumental solaire, basse entêtante et parfums exotiques. “Maria También” s’écoute comme on change de décor : à chaque note, c’est un film, entre western psychédélique et road movie en Méditerranée. Le trio texan cite d’ailleurs Ennio Morricone comme influence majeure — on l’entend ! (Source : Billboard)
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The Blaze – Territory (2017)
Label : Animal63
Pourquoi ? Les vidéos du duo français sont de vrais courts-métrages (Cannes, Berlin, césarisés). Mais la force de “Territory”, c’est son beat tribal, ses nappes électroniques et ce sentiment universel d’exil, d’épopée, de retour au foyer. Le morceau accompagne à la perfection les longues lignes droites du matin, quelque part entre révolte et renaissance. (Source : Les Inrocks)
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M83 – Midnight City (2011)
Label : Mute / Naïve
Pourquoi ? Le refrain-synthé le plus iconique de la décennie, des accents de “Drive” (Nicolas Winding Refn) et une énergie qui transforme n’importe quelle nationale en vision néon futuriste. Le titre a été certifié or en France et aux États-Unis. (Source : SNEP, RIAA)
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Yo La Tengo – Our Way To Fall (2000)
Label : Matador Records
Pourquoi ? Pour les trajets à l’aube ou en fin de course. Ici, pas d’esbroufe, mais un spleen magnifique, des guitares nappées, et la voix d’Ira Kaplan qui chuchote une histoire d’amour cabossée. Utilisé dans “Y Tu Mamá También” (Alfonso Cuarón), le morceau élève la mélancolie en art du voyage. (Source : IMDb)
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Fever Ray – If I Had a Heart (2009)
Label : Rabid Records
Pourquoi ? Parfait pour défiler dans la nuit totale. Mystère, tension, ambiance nordique digne de série noire. L’intro de la série “Vikings”, c’est ce morceau : ce n’est pas de la simple musique, c’est de l’épique à l’état pur. (Source : Netflix)
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Idles – Never Fight A Man With A Perm (2018)
Label : Partisan Records
Pourquoi ? Pour exploser la fatigue ou remettre du carburant en pleine diagonale du vide. Punk, énergique, jouissif. Sur “Joy as an Act of Resistance”, le morceau résume la colère et la dérision de toute une génération, et transforme la voiture en scène de pogo mentale. (Source : NME, The Guardian)